Désir

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En pensant à ses dents!

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Les fruits

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L’élu(e)

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Le joueur de flûte

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Les Arrivants

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Savoir

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Ecriture

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Peur

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Lecture

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Histoire critique

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Sans Raison

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Pensée

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L’ange Gabrielle

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Le dinosaure

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Conflits

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Femme libre

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Mise au point

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Instruction

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Intimités

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Il était une fois…

 

 

Il était une fois, Peinture de Akka

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Toi Poésie

AKKA_Toi

Au cours de leur exil Djamila et le joueur de flûte repassaient ces poèmes en boucle.

–  » Ils me semblent beaux. Ils éviteront l’érosion.
Mystérieusement ces poèmes se regroupent, se répondent à travers plusieurs      générations dans une durée qui est peut-être celle:
Essentielle.
Du désir d’ Aimer!
Soi!
L’Autre! »

Se disaient Djamila et le joueur de flûte.

Toi Poésie:

« Etre » Abdelkader El Djazairi. « Croyance » Ibn Arabi. « Le Temps » Adonis. « Durer » Epopée de Gilgamesh. « Les Femmes » D.J Al-Zahawi. « Une Femme » Fawzi Al-Aiedy. « Gazelle » poème arabo-andalou Anonyme. « Le Chamelier » Tawfiq Zyad

Bande son . Peinture « Toi » : Akka

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Pourquoi la Peinture et la Poésie?

Tout d’abord il y a une Langue.

Ma langue.

 

Comme le dit Salman Masalha dans son poème « Laitani ».

« Si je pouvais être ma langue.

Savoir ce qui habite dans le cœur et exprimer tout ce qui est en moi.

Si je pouvais être une langue.

Sur une lèvre pliée par le tourment.

Qui ne dissimule ni ne dévoile rien.

Si elle me confiait sa parole.

J’exposerai à l’auditoire.

Les secrets de l’extase. »

 

Puis il y a un vieux dicton chinois:

« La peinture est le poème muet.

Le poème est la peinture invisible »

Akka.

 

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Le conte de Djamila lu.

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Lecteur : Akka
Bande son : Romain Calistus
Photo : Akka & Eric Castanet

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« Les bondieuseries fatwanesques. »

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Peinture: « Djamila et le serpent » (détail)

Lecteur : Akka (extrait no 1)

Bande son : Romain Calistus

 

 

 

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Akka & Sylvain Briend

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Akka encore plus prés

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Akka de plus prés

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Me Voilà .

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Rencontre avec un artiste par Martin VAN BOXSOM

Né dans le Nord de la France, Kamal Akka, malgré ses nombreux voyages de par le monde et ses séjours au Maroc de ses aïeux, est toujours resté fidèle à la ville de Lille où il réside depuis de nombreuses années.

Recalé des écoles d’art de la région, qui lui reprochent son anticonformisme (pas de brouillon, pas de travail préliminaire, contours ou couleurs imprévues), Kamal poursuit seul son parcours artistique .

Une table dans un coin de son salon forme son atelier, et son appartement se fait galerie d’art où ses tableaux s’exposent jusque dans les toilettes.

Pour saisir l’œuvre, il faut avant tout saisir le personnage.

Un dîner s’imposait, autour d’un bon repas et de verres de vin, afin de discuter de ses tableaux, ses thématiques, ses origines … car en fin de compte, parler de sa vie revient à parler de son art.

Origines marocaines, séjours dans le petit village natal de son père, au cœur de l’oasis d’Akka (oui oui).Vacances chaque été à Tanger, ville natale de sa maman.

Enfance passée au catéchisme avec les enfants de son quartier … tous ces éléments vont former l’art particulier de Kamal, qui mélange subtilement Spiritualité et Erotisme.

Pour l’artiste, le voile est érotique. Le contour des jambes dessinées,   la forme des cuisses, l’emplacement du cou, sera bien plus sensuel que l’exposition grossière de toute la chaire.

Sur ses tableaux, les formes ne sont donc qu’à moitié reproduites, les contours flous, comme observés à travers une fine brume.

Son art, contemporain, suit cependant les règles traditionnelles des œuvres musulmanes : la reproduction du réel y est fortuite, adieu, donc, les visages définis, la perspective, les formes complexes : une pyramide sera un triangle, un bâtiment un rectangle, le sol une ligne. Autre vision de l’érotisme, encore une fois.

La chambre, aux allures d’alcôve, abrite les œuvres les plus explicitement sensuelles.

A la lueur d’un éclairage tamisé, des formes phalliques, des fesses charnues et des poitrines se dessinent … parfois teintées de religion.

Un prêtre semblant prier se révèlera en fait être en plein acte d’onanisme.

Enfin, les œuvres de Kamal Akka revêtent aussi un aspect politique.

Un dinosaure aux allures de statue de la liberté dirige un cortège de char détruisant une ville aux allures orientales. Bagdad ?

Sur une autre œuvre, toute en verticalité, un mur de séparation occupe les 2/3 de l’espace, orné de barbelés, dissimilant une terre meurtrie.

Mais derrière ces messages, l’art est chaleureux et accessible.

Point de toile pour Kamal, l’art se fait sur n’importe quel objet de récupération, glané dans les rues.

Les couleurs sont Minérales; Végétales ; Organiques.

Une tranquillité trompeuse habite les peintures d’Akka.

Il y a ce qui…

Apparait.

 

 

 

Martin VAN BOXSOM

 

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